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Santé

Soleils et sommeil à l'assaut de la dépression
Le docteur Anna Wirz-Justice est biochimiste militante de la luminothérapie. Au bout de deux semaines environ, cette lampe améliorerait nettement l’état de ceux qui souffrent chaque hiver, de novembre à mars, d’une SAD (seasonal affective disorder). Mais déjà, Anna Wirz-Justice, il y a cinq ans, ne cachait pas ses véritables intentions : s’attaquer à la vraie dépression classique, plus forte et plus profonde.
Par Mifa Pivot
Il y a cinq ans, vous parliez de mettre au point un traitement de la dépression classique, en dosant le sommeil décalé, la lumière, et dans une moindre mesure, les antidépresseurs. Y êtes-vous arrivée ?
Dans 60% des cas de dépressions majeures, la privation de sommeil, ou exactement la thérapie de l’éveil, agit très rapidement et stoppe les symptômes de la dépression pendant quelques jours.
Vous avez introduit à Bâle, et en Suisse, la luminothérapie, au retour des USA, en 1984. Quel est le bilan de ces vingt années ?
Pour une dépression saisonnière, le médecin diagnostique et prescrit la lampe à 10.000 lux, une demi-heure par jour. Et c’est remboursé, sur ordonnance médicale, par les caisses suisses. J’ai trouvé une solution pour la rendre obligatoire. Je me suis battue pour cela, pour que cette photothérapie fasse partie de l’armement thérapique.
Peut-on appliquer cette photothérapie à la dépression classique ?
C’est plus difficile. La réponse n’est pas aussi rapide.
Qu’est-ce que la photothérapie aujourd’hui ?
Une exposition d’une demi-heure à la lampe de 10.000 lux, avec dosage standard pour la dépression hivernale (plus longue avec la dépression classique).

Les conseil du docteur
Le docteur Christine Erhardt donne quelques conseils pour mieux dormir après 60 ans.
Après 60 ans en moyenne, le sommeil est réparti différemment sur 24 h.
Plus de 50% après 60 ans se plaignent. Plus de 40% ont des insomnies. 25 à 60% des plus de 60 ans ont l’apnée du sommeil (arrêts respiratoires répétés), 40% le syndrome des jambes sans repos (fourmillements, picottements).
Les somnifères aggravent le mauvais sommeil, l’apnée du sommeil, diminuent le sommeil réparateur, même si l’on a la perception d’avoir bien dormi.


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