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brique
et plastique
Geneviève Comment : la vie est belle
Par André Meyer
Née en 1944 à Courgenay, Geneviève Comment a grandi
dans la ferme familiale. Très tôt prise par le goût
du dessin, elle entre, à 16 ans, encouragée par ses parents,
à l’École des Beaux-Arts de Bâle.
Elle découvre des maîtres hors pair, remarquables pédagogues,
transmetteurs de savoir et d’amour de l’art. Elle trouve confirmation
que le dessin, la peinture, c’était bien son chemin à
elle.
Mais après la période de formation, Geneviève relèguera
les élans de l’art dans quelque région secrète
de son âme. Jusqu’à ce que des circonstances de la
vie, la confrontation avec le malheur, ne fassent ressurgir, comme une
impérieuse nécessité et une énergie salvatrice,
le désir de dessiner, de peindre.
« A partir de ce moment là », assure-t-elle, «
si je n’avais pas pu travailler régulièrement, tous
les jours, dans mon atelier, je crois bien que j’aurais sombré
! »
Ses aquarelles-collages évoquent un monde poétique, de légèreté,
de fraîcheur, d’humour, de grâce candide. Mais l’atmosphère
de merveilleux garde la mémoire, par un détail, l’attitude
ambiguë d’un personnage, d’une gravité ancienne.
L’artiste délivre le message suivant à ceux qui regardent
ses tableaux : « Tous les malheurs du monde n’y pourront rien,
la vie sera toujours la plus belle... »
Geneviève Comment a participé à diverses manifestations
collectives. Le printemps dernier, elle a connu la consécration
jurassienne, invitée de la lumineuse Galerie de la FARB (la Fondation
Anne et Robert Bloch) à Delémont.
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