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Parlons Foot

Du foot de haut niveau, un jour, à Saint-Louis?
Par Alexeï Smigielski
Le coup d’envoi du désordre fut donné par Philippe Steiner en personne. « Je me retire de la présidence » lanca celui qui occupait ce fauteuil depuis trois saisons. « C’était la seule solution, vu les critiques émises à mon encontre», maugréait-il. « Vu les résultats sportifs, et la situation interne, on ne peut parler que d’échec » Un échec officialisé le 28 mai.
Didier Aubert était propulsé comme nouveau président du Saint-Louis Neuweg FC, sans élections préalables. « Nous avons un projet de trois à cinq ans pour faire vivre le club, qui génère des soutiens financiers importants de l’ordre de 30 000 euros l’an de sponsoring. » A ses côtés, se sont engagés au comité directeur Marc Dumoulin (trésorier), Christian Fleith (secrétaire), Placide Schmiediger (assesseur) et Jean-Yves Schneider (président-délégué)
La priorité dans un premier temps sera « de restaurer l’esprit de famille, et il n’y a pas besoin d’être fortuné pour ça !. »
Mais « le club soutient Steiner », avait déclaré Alain Girny, l’adjoint aux sports. Dès la fin de l’assemblée, une vague de démissions était attendue à tous les étages du Saint-Louis Neuweg FC, et surtout d’une bonne partie des joueurs. Pour eux, Aubert assurait remettre au goût du jour les primes de matches (600 euros), abolies durant la saison par Steiner. Ce qui pouvait paraître comme une initiative partant d’un bon sentiment, devenait une tentative pas très sportive pour s’attacher les faveurs des cadres de l’équipe, après leur abstention puis départ collectif. Première erreur ?
La prise de pouvoir des « frondeurs » s’apparentait à un « putsch » en bonne et due forme.

« La priorité est de restaurer l’image du club dans la région ». L’image du club... Un vaste débat depuis plusieurs années. Les multiples absences du président Steiner jouent contre lui, en tout cas pour l’opposition. Sa présidence est taxée de « dictatorialiste ».
La grosse ambiance qui régnait au FC Neuweg avant sa fusion avec le FC St Louis attise bien des regrets. « Il n’y a plus de lotos, de stands lors des marchés de rues ou des fètes de Noël » soupire Waltenspiel.

Pendant les travaux prochains au Stade de la Frontière, le FC Saint-Louis-Neuweg devra vivoter entre Neuweg et Bourgfelden, pour disputer le championnat d’Excellence.
La nouvelle saison donnera les indices sur la capacité du club à renaître de ses cendres. Sur le long terme, le Championnat de France Amateurs (CFA), a toujours été un objectif avoué par tous.
Mais l’avenir de Saint-Louis passe indéniablement par ses minots, « qu’il faut réussir à garder » dit Nicolas Frischherz. Il réclame « de meilleures structures, des équipement sportifs », et regrette « l’absence de fil conducteur » (école de foot).


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