Jecrispourvous

Jécrispourvous

Voici des extraits de la préface et de deux livres rédigés grâce aux bons soins de Jécrispourvous.

Préface. Lorsque les orpailleurs découvrent dans leur tamis les paillettes de cet or précieux qui éblouit leur cœur, c’est une joie sans pareille. C’est dans le même esprit que je pars à la découverte de cet or enfoui, quelque part, en chacun. A la recherche de cet instant sacré qui s’évanouit trop vite, sans laisser de traces. Comme si l’on suivait l’oiseau lorsqu’il vole si haut « que le regard s’élève à la source des larmes ».
Nos chers êtres disparus vivent dans nos esprits et dans nos âmes, et par là, ils ressuscitent. Mais qui, après nous, les fera revivre ? Et si ce petit recueil, où passe le souffle d’un parole ineffable survit dans les millénaires à venir, avec son papier fort et sa reliure solide, il pourra transmettre, qui sait, à un homme, un enfant, en l’an 3.999, le message de l’aïeul perdu. En attendant, qu’il fleurisse dans les bibliothèques familiales, détenteur d’une parole secrète, qui a tant de mal à se dire…

Extrait d’un livre pour un particulier. Histoire de Gérard, le laboureur.
Au plus profond de moi, je porte l’amour de mon village. C’est à Rosenau que j’ai grandi. Je suis né le 11 mai 1943, dans un Mulhouse occupé par les Allemands. Mes parents maraîchers, mais aussi tous mes ancêtres, des ruraux, m’ont transmis l’attachement à la terre. Mon grand-père, cultivateur à Eschentzwiller, a offert, pour ma naissance, les premières cerises à ma mère, le jour même où l’on venait de récolter les premières richesses de l’année, les asperges. C’est dire si le printemps 1943 fut précoce !
Des souvenirs passent sous mes yeux, comme des nuages paresseux dans les cieux. Les premières batteuses qui arrivent au village, lorsque j’ai six ans. Les retrouvailles des anciens, des commerçants et des cinquante maraîchers, et tous les légumes qu’ils apportaient, dans ce restaurant, véritable patrimoine du village, chaque soir, et à l’heure de l’apéro, quand le meunier payait la tournée, au restaurant Eberlin…

Extrait d’un livre pour une entreprise : Cinquante ans autour de la CMDP de Rosenau (1951-2001).
Notre banque locale, la caisse du Crédit Mutuel, Les Bateliers, fête en cette année 2001 sa 90 ème année d’existence. Comme elle l’a fait il y a dix ans, lors du 80 ème anniversaire de la Caisse, en publiant le livre : Rosenau, fille du Rhin, présenté officiellement le 10 novembre 1992, ses dirigeants souhaitent marquer cet anniversaire par un ouvrage plus modeste, retraçant, au fil des années, les évènements, petits et grands, les joies, les peines, les espoirs et les déceptions, jalonnant la vie de tous les jours, un ouvrage tissant la trame de ce qui s’est passé ces cinquante dernières années. Pour la grande majorité de la population, qui a choisi de vivre à Rosenau, ce sera une découverte ; pour le groupe, qui s’amenuise, né à l’ombre du clocher de Saint-Fridolin, cette étude pourrait être un rappel nostalgique du passé. Pour une coquette nonagénaire, telle que la petite banque-assurance du Crédit Mutuel de Rosenau, ancré au cœur du quotidien, des besoins, des soucis et des projets, non seulement des clients du village, mais aussi des sociétés locales qui comptent sur ce partenaire sérieux, le temps est celui de la rétrospective, du bilan moral d’un commerce, qui, par-delà le pragmatisme de ses buts économiques, a su être un maillon clef du réseau social, tissé de convivialité et de solidarité.


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